Un R710 à la maison

Apr 8, 2017  

Cette série d’article traite un sujet qui me traine dans la tête depuis (presque) trois ans : la mise en place d’un home server, c’est à dire un serveur qui serait hébergé chez moi. Il servira de NAS et de linux-à-tout-faire pour des services annexe comme du vpn, du web ou des mails.

Choix du matériel

Pour le matériel j’avais envisagé :

  • le matos de récup’ qui traine un peu partout
  • acheter en occasion
  • acheter du neuf

Le matériel de récup’ n’était pas assez fiable à mon gout, j’ai donc regardé les deux dernières possibilitées. Des marques comme Thecus, Synology, QNAP ou encore Netgear proposent des produits grand public abordables et “clef en main”, mais qui ne convenaient pas à mon utilisation. Les processeurs consomme peu mais sont vraiment anémiques et les OS verouillé au possible. Ceux de QNAP et Synology avait l’air plus ouverts que les autres, mais on reste loin d’une bonne vielle debian.

En cherchant un peut du côté des NAS DIY on tombe assez vite sur le blog de Brian Moses, qui monte chaque année un nouveau NAS en analysant le marché. Le build à base ASRock C2550D4I avec un CPU basse consommation et 12 ports SATA semble intéressant mais son prix n’est jamais vraiment descendu. J’ai brièvement considéré le HP Microserver Gen8 mais il ne peut accueillir que 4 disques 3”5, trop limité.

Reste l’occasion : bon échos des copains qui s’étaient lancé dedans et l’habitude de manipuler du serveur au quotidien. C’est lourd, bruyant et long à boot mais très fiable et très intéressant en occasion : la mémoire notamment est très bon marché et les slots nombreux. Les Dell FS12 et 510 (12 baies) et 710 (6b) semblait intéressant : un petit tour sur internet et me voilà en possession d’un Dell R710 de 2009 : 2x Xeon E5506 @2,2Ghz, 8Go de RAM ECC. Largement suffisant pour l’usage. Un rapide calcul du coût au To et je me décide pour les Barracuda 4To à 113€ sur amazon.

RAID, ZFS et contrôleur propriétaire

Après l’achat du matos on passe à la conf’. Avec 24To de disques on commence à avoir des alternatives intéressantes.

RAID 56 et statistiques

La taille des disques (4To ou 4e12 octets) et leur MTBF (1/10e14) indiqué dans la doc technique sont dangereusement proches.

En effet, en raid 5 avec 6 disques, la reconstruction du disque perdu implique la lecture séquentielle des 5 autres. Si une erreur se produit à cet instant là, c’est potentiellement tout le volume qui devient inutilisable. Il est donc recommandé quand on utilise des disques de plus de 3To de préférer le raid 6, qui autorise la perte de deux disques.

Avec 6 disques de 4To on a donc 16To utilisables.

ZFS

ZFS était mon premier choix pour le volume de stockage. Le serveur que j’ai acheté est équipé d’un contrôleur raid PERC 6/i (LSI MegaRaid).

Cela pose un soucis car la carte raid masque les disques qui se trouve derrière, empêchant ZFS d’opérer correctement. Quelques cartes raid propose un mode pass through qui permet d’accéder au disque directemet, mais apparement ce n’est pas le cas sur le PERC 6/i.

La seule option disponible dans la configuration de la carte est de créer un volume virtuel en raid 0, ce qui intuitivement s’apparenterait à une écriture directe sur le disque. Mais ce n’est pas le cas : même isolé dans son RAID 0 la table de partition est illisible par un noyau sur contrôleur SATA classique.

Il est quand même possible d’utiliser ZFS par dessus le volume RAID 6. On perd la redondance des données mais on garde le cache en RAM, les CRC et la gestion du volume.

Tuning de Dell R710 :

À venir :

  • Mise en place d’un SSD pour l’OS avec bricolage de câble
  • Point HW sur les contôleurs HBA de remplacement pour le PERC 6/i
  • Manipulation du contrôleur raid PERC depuis linux avec MegaRaid